Tout a commencé par un beau matin de soleil. Nos deux héros se demandaient un peu comment ils allaient sauver le monde une fois de plus, et c’est alors que l’aventure qui attendait patiemment au coin de la rue leur a tendu les bras. Heu, enfin, presque, mais ça, c’est pour Batman et Robin, pas pour Boschman et Marques. La véritable histoire est différente.
Il y a longtemps que ces deux-là se connaissent et travaillent ensemble. Vers 2007 ils ont eu l’idée de sélectionner des vins et d’en faire une gamme sous le nom de Sol @. Parce que d’une part, cela faisait référence au Sol Ar, l’entreprise de Mme Marques, et que d’autre part cela référait par @, à une origine tout en jouant le côté contemporain. Oui, mais, voilà, le diable étant dans les détails et les journées ne faisant toujours, malheureusement, que 24 heures, le projet est resté un projet. Beau, drôle, certes, mais juste un projet.
En juin 2009, suite à un petit quiproquo, ils ont décidé de foncer et de lancer les premières bouteilles pour le 21 juillet des belges organisé par Olivier Saxe (lien vers sont site ?) à Saint Tropez. Aussi tôt dit, aussitôt fait. Sans jamais douter une seule seconde de la faisabilité de la chose, ils ont lancé la mécanique. Histoire de fous, de collaborations magiques, de volontés conjointes, de stress aussi, mais toujours est il qu’en moins de trois semaines, les premières bouteilles étaient à St Trop pour la fête.
Parce que les graphistes de génie leur ont signifié le côté daté du @, et puis, cela ne faisait pas suffisamment référence à l’origine des vins, hors, c’est là le fondement de la gamme. ID, comme IDentité et toutes les variantes du mot, comme IDée aussi.
Puis, dans un même mouvement, elles ont eu l’idée de transformer le I en petite auréole au dessus du D transformé en verre. Le slogan de Sol Id « Un verre par jour c’est Saint » venant ajouter un petit clin d’œil a cette idée. Nos deux héros complétèrent le tir en disant que si c’est Saint c’est forcément divin, alors la gamme comportera dix vins. Tout cela étant fort logique pour n’importe qui, mais pas pour eux. Car dans cette dizaine de vins divins, il y a le SOL ID One, comme l’Air Force du même nom.
Pourquoi une exception, parce que c’est comme cela que l’on confirme les règles. Ce qui en fait de dix vins divins fera aux moins douze, mais cela reste d’essence divine, au moins jusqu’à la dernière cène. Et puis, nous le judas c’est plutôt Nana.
Ben non, l’idée de base étant de jeter un coup de papilles au travers des 25 années de la carrière d’Eric. Les rencontres, les coups de cœurs, les moments de plaisir, de bonheur, tout cela autour de bouteilles.
La particularité de ces vins réside dans leurs origines, leurs cépages et leurs producteurs. Tous des copains, des amis, des gens de cœur. Les cépages sont autochtones, originaux, les vins ont un accent, une naissance, ils ne sont pas massacrés par le bois, pas pasteurisés, sur filtrés et autres blagounettes du genre. Ce sont des vins directs qui ne s’embarrassent pas de gants pour dire ce qu’ils ont à signifier, mais ce ne sont pas des vins prise de tête, compliqués et pas drôle à boire.
Pour Patricia un bon vin c’est un vin qui, lorsque l’on termine la seconde bouteille, faire dire aux gens : « déjà ! ». C’est à ça que ressemblent les vins Sol Id. Des vins de caractère, aux origines claires et revendiquées. Une sélection qui ressemble à ses sélectionneurs, pas juste à un coup de pub de plus.
Patricia Marques est née il y quelques lustres. On ne dit pas l’âge d’une dame quand elle est jeune, parce qu’elle n’aime pas ça. Et quand elle sera vieille on ne dira pas son âge non plus parce que personne ne croira les chiffres et le but de Sol Id c’est la crédibilité. Lire la suite
Donc elle est née, c’est ça qui est important. Elle est née à Lisbonne. Après des études en sciences sociales, elle quitte l’université et trouve un premier job en Belgique d’où elle n’est plus repartie. Elle y posera deux jolis enfants, mais, ce qui nous intéresse un peu plus, elle va il y a une grosse quinzaine d’année rejoindre les rangs de l’organisation qui chapeaute le commerce extérieur portugais. Il y a une bonne décade elle va reprendre en main, entre autres, le secteur des vins. C’est en grande partie sous son impulsion que le marché belge va se mettre à boire de plus en plus de vins lusitaniens. Quand en plus on sait que cela coïncide avec une augmentation fondamentale de la qualité des vins locaux, on peut se dire que c’est une chance pour tout le monde qu’elle soit passée par là. Dans la Sol Id paire, elle est l’élément déclencheur, le cobaye qui représente le goût du public et la metteuse en marché.
Eric Boschman est né en 1964. Comme c’est un homme et qu’il ne paraît pas son âge, enfin surtout le soir quand il fait sombre, on peut le dire. IL est le père de sa fille, ce qui est une bonne nouvelle, tout le monde ne peut pas en dire autant. Lire la suite
Après avoir péniblement terminé ses « études » à l’école hôtelière de Namur, il a embrassé la carrière alors, que contrairement aux héros de la Marseillaise, ses aînés y étaient encore. C’est pour cela qu’il est devenu sommelier et pas cuisinier comme les autres. Aussi parce qu’il n’aimait pas ça, mais ça il ne faut le dire à personne, même ses profs de l’époque ne s’en sont pas encore rendu compte. Après avoir vaincu les Voraces, empoigné les romains, il est devenu meilleur maître d’hôtel de Belgique en 88, avant de devenir meilleur sommelier de Belgique en 89 et de gagner le trophée Ruinart en 90, ensuite la série des victoires s’arrêtera et il collectionnera encore quelques places d’honneur au niveau européen et mondial. Mais le démon de la plume l’habite, et c’est fort douloureux. Il lui faut alors se répandre, dans un tas de publications. On lui accorde une bonne douzaine d’ouvrages publiés à ce jour et quelques centaines d’articles posés là où on le laisse faire. L’homme occupe aussi les ondes radio sur Bel RTL et parfois même les plateaux télé. Il est aussi le confondateur de la Food & Wine Academy à Bruxelles (www.fawa.be). Dans la Sol Id paire, il est le chercheur.